Contrôle technique des véhicules utilitaires

Sommaire

Le contrôle technique de véhicules utilitaires jouit d’un statut particulier, à mi-chemin entre le contrôle technique des véhicules particuliers et celui des poids lourds. Précisions.

Le contrôle technique de l'utilitaire : 3 catégories

On distingue plusieurs sortes de contrôles techniques selon le type de véhicule concerné. Dans le domaine automobile, les 3 principaux sont :

  • le contrôle technique pour les VP (voitures particulières) ;
  • le contrôle technique pour les utilitaires légers (VUL) ;
  • le contrôle technique pour les utilitaires lourds et transport de personnes (ou poids lourds).

Bon à savoir : à compter d'avril 2024, le contrôle technique pour les deux-roues et trois-roues de 50 cm3 et plus devient obligatoire.

Le contrôle technique permet de vérifier l'état de marche et d'entretien du véhicule. Si les points contrôlés sont les mêmes que ceux des VP, les véhicules utilitaires sont donc soumis à un contrôle technique plus fréquent.

Périodicité du contrôle technique

La directive européenne 2009/40/CE définit les catégories de véhicules soumis au contrôle technique et leur périodicité :

Catégorie

Type contrôle technique

Périodicité

Poids lourds (> 3,5 t) et transport de personnes (+ de 9 places assises)

Contrôle technique poids lourds

1 an après achat neuf, puis tous les ans

VP (voiture tourisme)

Contrôle technique automobile

4 ans après achat neuf, puis tous les 2 ans

VUL (utilitaires)

Contrôle technique automobile

4 ans après achat neuf, puis tous les ans

À noter : des dispositions spéciales existent pour les voitures de collection, les camping-cars et les véhicules GPL

Points communs du contrôle technique entre VP et utilitaires

Il existe de nombreux points communs entre le contrôle technique d'un véhicule particulier et celui d'un véhicule utilitaire.

Le premier contrôle technique

Il s’effectue avant le 4e anniversaire de la première mise en circulation.

Les points de contrôle

Les points de contrôle sont au nombre de 133 et touchent les 9 fonctions suivantes :

  • identification du véhicule (plaque d'immatriculation, plaque constructeur, frappe à froid sur le châssis, document d'identification, etc.) ;
  • équipements de freinage (plaquettes, disques, flexibles, câbles, liquide de freins, etc.) ;
  • direction (volant, rotules de direction, colonne de direction, etc.) ;
  • visibilité (pare-brise, rétroviseurs, essuie-glace avant, lave-glace, etc.) ;
  • feux, dispositifs réfléchissants et équipements électriques (phares, feux de croisement, feux de position, feux stop, câblage électrique, batterie, etc.) ;
  • essieux, roues, pneus et suspension (porte-fusées, roulements de roues, jantes, pneus, amortisseurs, rotules de suspension, etc.) ;
  • châssis et accessoires du châssis (état général du châssis, tuyaux d'échappement et silencieux, réservoir et conduites de carburant, transmission, portes, sièges, etc.) ;
  • autre matériel (ceintures de sécurité, airbag, avertisseur sonore, indicateur de vitesse, compteur, etc.) ;
  • nuisances (émissions de gaz, fumées d'échappement, bruit moteur, etc.).

Bon à savoir : un nouveau contrôle technique est entré en vigueur le 20 mai 2018 (arrêté du 2 mars 2017). 9 fonctions sont testées au lieu de 10 avec 133 points de contrôle au lieu de 124. Les points de défaillances sont répartis en 3 niveaux : défaillances mineures (pas d'obligation de contre-visite), défaillances majeures (véhicule soumis à contre-visite dans un délai de 2 mois) et défaillances critiques (le véhicule n'est plus autorisé à circuler sauf le jour du contrôle, et est soumis à contre-visite dans un délai de 2 mois).

À noter : depuis le 1er juillet 2019, le test antipollution effectué lors du contrôle technique est renforcé sur les véhicules roulant au diesel. Lors de ce contrôle, la quantité de particules émises par le pot d’échappement est comparée à celle indiquée par le constructeur. En cas de dépassement des valeurs d'homologation, le véhicule est soumis à une contre-visite dans un délai de 2 mois (arrêté du 20 décembre 2018).

Le tarif du contrôle technique

N’étant pas fixé par l’État, il s’échelonne de 50 à 90 €*.

* Tarif du contrôle technique : il peut être différent suivant les centres, le type de motorisation (essence ou diesel), la situation géographique ou encore l’encombrement ou le poids du véhicule (utilitaire, camping-car, etc.).

Bon à savoir : suite à la mise en place du nouveau contrôle technique le 20 mai 2018, la durée du contrôle technique s'est allongée et les tarifs ont augmenté.

Le tarif du contrôle technique doit être affiché à l'entrée et à l'accueil du centre de contrôle technique.

La contre-visite

Au cas où un ou plusieurs points de contrôle obligatoires s’avèrent négatifs, le propriétaire du véhicule est contraint de remettre en conformité son véhicule avant de le représenter. La contre-visite doit être effectuée dans un délai de 2 mois à partir de la date anniversaire de la visite obligatoire, au centre de contrôle de son choix pour validation. Le tarif de cette contre-visite varie de la gratuité à 30 €.

Particularités du contrôle technique des véhicules utilitaires

Depuis le 1er janvier 1999, il est renforcé par un examen complémentaire qui a lieu entre deux visites périodiques, c'est-à-dire 10 à 12 mois après chaque contrôle technique favorable. Cette visite complémentaire concerne les points identification et pollution. Son tarif s’échelonne de 20 à 40 €.

Si le résultat est négatif, une contre-visite est nécessaire : elle doit être effectuée dans les 2 mois suivant la date de la visite technique complémentaire défavorable.

Attention : le PV de la visite complémentaire est différent du PV de contrôle technique. Sous la rubrique « nature du contrôle », il est ajouté la mention « visite complémentaire ».

Documents prouvant le contrôle technique de l'utilitaire

Voici la liste des documents prouvant que vous êtes en règle avec le contrôle technique de votre utilitaire : PV de contrôle technique, PV de la visite complémentaire avec la mention « visite complémentaire », timbre sur le certificat d'immatriculation (ou carte grise) et enfin la vignette apposée sur le pare-brise.

Conseils pratiques

Voici quelques conseils à mettre en pratique pour optimiser le contrôle technique de votre véhicule utilitaire.

Choisir le centre de contrôle

Les principaux critères de choix sont le tarif (certains centres pratiquent des tarifs plus chers pour les utilitaires), ainsi que la gratuité possible de la contre-visite.

Effectuer un précontrôle

Le précontrôle est une opération qui n’est pas obligatoire comme veulent vous le faire croire certains réparateurs peu scrupuleux. En outre, elle n’est pas une garantie d’acceptation au contrôle technique obligatoire. Mieux vaut passer une contre-visite, en s’étant assuré auparavant de sa gratuité.

Les points possibles à contrôler soi-même

Vous pouvez limiter les risques de refus en contrôlant facilement les points suivants :

  • la pression des pneus ;
  • les niveaux (huile, freins, etc.) ;
  • le fonctionnement de l’éclairage ;
  • l’état des balais d’essuie-glace ;
  • l’état du pare-brise et des rétroviseurs ;
  • l’état des plaques d’immatriculation ;
  • le fonctionnement des ceintures de sécurité.

À noter : le contrôle technique étant plus complet, il sera plus cher et plus long. N'oubliez pas de faire une étude comparative.

Aussi dans la rubrique :

La réglementation du contrôle technique

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