Premier contrôle technique : 7 points à vérifier

Ah, le premier contrôle technique... Cette visite qui revient tous les 2 ans — à partir du quatrième anniversaire de la première immatriculation — sanctionne le bon état général de votre véhicule.

Le contrôle technique est important car il assure la sécurité de tous. La première fois que vous y amenez un véhicule, vous pouvez être confiant, car il est encore relativement neuf...

Cependant, pour mettre toutes les chances de votre côté et limiter ainsi les risques d'une contre-visite qui vous obligerait à sortir le chéquier, un petit check-up peut être effectué par vos soins, sans compétences mécaniques particulières !

Bon à savoir : un nouveau contrôle technique est entré en vigueur le 20 mai 2018 (arrêté du 2 mars 2017). 9 fonctions sont testées au lieu de 10 avec 133 points de contrôle au lieu de 124. Les points de défaillances sont répartis en 3 niveaux : défaillances mineures (pas d'obligation de contre-visite), défaillances majeures (véhicule soumis à contre-visite dans un délai de 2 mois) et défaillances critiques (le véhicule n'est plus autorisé à circuler sauf le jour du contrôle, et est soumis à contre-visite dans un délai de 2 mois).

À noter : depuis le 1er juillet 2019, le test antipollution effectué lors du contrôle technique est renforcé sur les véhicules roulant au diesel. Lors de ce contrôle, la quantité de particules émises par le pot d’échappement est comparée à celle indiquée par le constructeur. En cas de dépassement des valeurs d'homologation, le véhicule est soumis à une contre-visite dans un délai de 2 mois (arrêté du 20 décembre 2018).

Éclairage

Éclairage
©  Luc / CC NC 2.0 / Flickr

On ne compte plus le nombre de véhicules recalés pour une ampoule grillée ou un phare cassé. Ce serait dommage de devoir payer une contre-visite pour si peu ! D'autant plus que l'éclairage est important pour voir mais aussi pour être vu.

Procédez par étapes et vérifiez, moteur tournant :

  • les feux stop : ce sont ceux qui tombent le plus souvent en panne. Ils doivent s'allumer tous les trois (ou tous les deux si votre véhicule a plus de 15 ans). Si vous êtes seul, posez une grosse pierre sur la pédale de frein pour contrôler ;
  • les feux de position, à l'arrière et à l'avant, sans oublier l'éclairage de la plaque minéralogique ;
  • les codes et les phares ;
  • les clignotants, sans oublier les répétiteurs situés sur les ailes avant et, le cas échéant, sur les rétroviseurs ;
  • les feux de recul ;
  • les antibrouillards avant et arrière.

À noter : un véhicule doit circuler avec une boîte d'ampoules complète à son bord.

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L'habitacle

L'habitacle
©  Csak Istvan / 123 RF

Rien n'est laissé au hasard, le véhicule est passé au peigne fin, les ceintures de sécurité et les sièges n'y échappent pas.

Pas facile d'imaginer que le dispositif d'arrimage des ceintures puisse se desserrer… et pourtant !

  • Vérifiez l’état général de toutes les ceintures de sécurité – à l'avant comme à l'arrière – elles doivent fonctionner correctement et être accessibles.
  • Dégagez les ceintures qui pourraient être cachées sous la banquette arrière) et doivent être en bon état.
  • Contrôlez le serrage du gros écrou situé en bas de la lanière pour toutes les ceintures.
  • N'hésitez pas à serrer fort, il ne doit y avoir aucun jeu.

Assurez-vous également que les sièges de votre véhicule :

  • aient une bonne assise (pas fortement enfoncées, etc.) ;
  • coulissent bien (verrouillage inclinaison dossier, etc.) ;
  • soient fixés correctement (fixation du dossier sur le siège, etc.).

Bon à savoir : si vous possédez un siège bébé, pensez à le retirer avant le passage de votre véhicule au contrôle technique, en effet la réglementation en interdit la dépose par le contrôleur, c'est-à-dire que celui-ci ne peut enlever ce qui a été fixé.

La visibilité

La visibilité
©  Inspirestock International / 123 RF

Sur les 133 points du contrôle technique, la visibilité du véhicule est soumise à contre-visite si une défaillance est constatée.

Parmi les éléments liés à la visibilité, on relève :

  • le pare-brise : qui ne doit pas présenter de fissure à l'intérieur de la zone de balayage des essuie-glaces ;
  • les rétroviseurs : qui doivent être solidement fixés et bien place ;
  • les essuie-glaces : qui doivent être en bon état ;
  • le liquide lave-glace : qui doit être présent ;
  • le système de désembuage : qui doit permettre l'entrée de flux d'air au niveau des orifices adéquats.

Ne négligez pas la plaque d'immatriculation avant et arrière qui doit être bien identifiée. Il convient de vérifier leur :

  • bonne fixation ;
  • lisibilité ;
  • bon état.

Bon à savoir : si le lave-glace n'agit pas, une fois le niveau de liquide établi, vérifiez la propreté des buses situées à la base du pare-brise : elles ont une fâcheuse tendance à se boucher. Une aiguille vous permettra de les déboucher.

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La liaison au sol

La liaison au sol
© Thinkstock

Un simple contrôle visuel suffit pour savoir si des pneus sont à changer. Si elles sont effacées, même par endroits, le pneu est irrécupérable, et vous serez bon pour une contre-visite. Les plus petites rainures dans la gomme, appelées « témoins », doivent être visibles.

L'état d'un pneu peut être soumis à une contre-visite, en cas de :

  • présence d'entaille et/ou de hernies ;
  • coupure profonde ;
  • craquelures multiples sur le flanc ;
  • déformation de la bande de roulement.

Exemple : en cas de défaillance critique, par exemple si la corde est visible ou endommagée, votre véhicule ne sera plus autorisé à circuler sauf le jour du contrôle, et sera soumis à contre-visite dans un délai de 2 mois.

Vérifiez également la pression des pneus.

À noter : n'oubliez pas d'appliquer ces vérifications à la roue de secours !

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Tous les accessoires

Tous les accessoires
© Jeff Cleveland / 123 RF

Tous les accessoires du véhicule doivent fonctionner.

Il est nécessaire de tester :

  • le klaxon ;
  • les essuie-glaces ;
  • les lave-glaces ;
  • la ventilation intérieure ;
  • les vitres électriques ;
  • le réglage des rétroviseurs, et celui des sièges.

À noter : quasiment impossible à contrôler soi-même, le niveau de pollution peut faire l’objet d’un contrôle régulier par votre garagiste. Un moteur mal réglé pollue et consomme souvent plus de carburant.

La structure

La structure
©  Gregory Bastien / CC ND NC 2.0/ FLickr

Une grosse bosse qui fait ressortir la tôle ? La carrosserie ne doit présenter aucune partie abîmée ou saillante susceptible de blesser un tiers.

Votre véhicule ne passera pas le contrôle technique si :

  • le pare-chocs est déboîté ;
  • la plaque d'immatriculation est tordue ;
  • les portes latérales présentent des détériorations ;
  • le capot est déformé ;
  • le plancher est trop enfoncé ;
  • les ailes, les longerons sont endommagés.

Bon à savoir : n'essayez pas de redresser les plaques d'immatriculation : elles sont cassantes et coupantes. Une plaque neuve coûte environ 8 €, presque deux fois moins qu'une contre-visite.

À noter : le pare-chocs est fixé sous la voiture par des pattes métalliques qui tiennent avec un écrou et un boulon. Il arrive que les écrous se desserrent et que le pare-chocs sorte de son logement suite à un choc mineur, en stationnement, par exemple.

Pages Jaunes vous en dit plus

Bien qu'un entretien régulier soit la meilleure manière de réussir le contrôle technique, le contenu de ce contrôle est soumis à une réglementation stricte et précise. Celui-ci est réalisé dans un centre de contrôle également agréé.

Pour avoir tous les détails sur le contrôle technique, vous pouvez consulter le guide pratique contrôle technique

À télécharger gratuitement, le guide des pneus et le guide de l'entretien de voiture afin d'optimiser ses chances d'éviter une contre-visite !

Ces pros peuvent vous aider